PRENDRE RENDEZ-VOUS

L’anesthésie permet la réalisation d’un acte chirurgical, obstétrical ou médical (endoscopie, radiologie…), en supprimant la douleur provoquée pendant et en l’atténuant après l’intervention dans des conditions optimales de sécurité. Il existe deux grands types d’anesthésie : l’anesthésie générale et l’anesthésie locorégionale.

L’anesthésie générale est un état comparable au sommeil, produit par l’injection de médicaments par la perfusion, et/ou par la respiration. Ainsi, l’anesthésie générale vous fait perdre conscience pendant la réalisation de l’acte.

QUELS SONT LES RISQUES DE L’ANESTHÉSIE ?

Tout acte médical, même conduit avec compétence et dans le respect des données acquises de la science, comporte un risque. Les conditions actuelles de surveillance de l’anesthésie et de la période du réveil, permettent de dépister rapidement la survenue d’anomalies et de les traiter. Aussi, les complications graves de l’anesthésie, qu’elles soient cardiaques, respiratoires, neurologiques, allergiques ou infectieuses, sont devenues très rares. En dehors des complications graves, l’anesthésie et la chirurgie sont parfois suivies d’évènements désagréables.

QUELS SONT LES INCONVÉNIENTS ET LES RISQUES PROPRES À L’ANESTHÉSIE GÉNÉRALE ?

Des nausées et des vomissements peuvent survenir au réveil. Ils sont devenus beaucoup moins fréquents ces dernières années depuis la mise en place mesures pour les éviter. Les dispositifs utilisés pour assurer votre respiration pendant l’anesthésie générale peut provoquer des maux de gorge ou un enrouement au décours de l’intervention. Des traumatismes dentaires sont également possibles. Il est important de signaler toute prothèse ou toute fragilité dentaire particulière lors de la consultation.

La position prolongée sur la table d’opération peut entraîner des compressions, notamment de certains nerfs, ce qui peut provoquer un engourdissement ou, exceptionnellement, la paralysie d’un bras ou d’une jambe. Après anesthésie générale, des souvenirs de la période opératoire peuvent subsister. Des troubles de la mémoire ou une baisse des facultés de concentration peuvent survenir dans les heures qui suivent l’anesthésie. Tous les symptômes précédemment cités sont habituellement passagers et leur persistance doit vous inciter à consulter. Les accidents liés au passage de vomissements dans les poumons sont très rares si les consignes de jeûne sont bien respectées.

Il est habituellement recommandé de ne pas absorber d’aliments dans les 6h qui précèdent l’anesthésie. jusqu’à deux heures avant l’anesthésie, il est autorisé de boire de l’eau, du café ou du thé sans lait ou encore un jus de fruit sans pulpe. Le médecin anesthésiste vous rappelera ces consignes. Des complications imprévisibles comportant un risque vital comme une allergie grave, un arrêt cardiaque, une asphyxie, sont extrêmement rares.

LA DOULEUR POSTOPERATOIRE

Limiter la douleur postopératoire est une de nos priorités. Nous disposons de médicaments ou de techniques permettant de soulager la douleur postopératoire. Votre participation pour quantifier cette douleur mais aussi pour la contrôler peut vous être proposée en utilisant des dispositifs que vous commandez par un bouton (analgésie contrôlée par le patient).

LA TRANSFUSION SANGUINE

Certaines interventions chirurgicales peuvent favoriser un saignement et nécessiter que vous soyez transfusé(e). Il est toutefois possible que la décision de transfuser soit prise alors que vous serez sous anesthésie. En conséquence, cette information est assez largement diffusée en préopératoire, et le fait qu’elle vous soit communiquée ne signifie pas nécessairement que vous recevrez une transfusion. Si vous avez dû recevoir une transfusion durant l’anesthésie, vous en serez informé dès le réveil.

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LIEN FICHE
INFO ANESTHESIE GENERALE
BRANCHET

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SFAR

INFORMATION PATIENT
2/Anesthesie Locorégionale

L’anesthésie locorégionale permet de n’endormir que la partie de votre corps sur laquelle se déroulera l’opération. Vous êtes conscient mais vous ne ressentez aucune douleur. Son principe est de bloquer les nerfs en injectant un produit anesthésique local.

Il est donc possible d’endormir un avant bras ou une jambe isolément par exemple. La rachianesthésie et l’anesthésie péridurale sont deux formes particulières d’anesthésie locorégionale, où le produit anesthésique est injecté à proximité des nerfs qui sortent de la moelle épinière dans votre dos. Elles permettent d’endormir les deux jambes et le bas ventre par exemple. L’anesthésie locorégionale peut vous être proposée seule ou associée à une anesthésie générale.

Toute anesthésie générale ou locorégionale, réalisée pour un état de santé et vous proposera la ou les techniques d’anesthésie possible(s) et adaptée(s) à votre situation. Il vous informera sur leur déroulement, les avantages et les inconvénients. Vous pourrez poser toutes les questions que vous jugerez utiles et exprimer vos préférences.

Les éléments recueillis au cours de la consultation seront consignés dans votre dossier médical afin que le médecin qui pratiquera l’anesthésie dispose de l’ensemble des informations utiles vous concernant.

L’anesthésie locorégionale peut s’avérer incomplète et nécessiter un complément d’anesthésie, voire une anesthésie générale. Après une rachianesthésie ou une anesthésie péridurale, une difficulté à uriner peut nécessiter la pose temporaire d’une sonde urinaire. Des maux de tête peuvent survenir et nécessiter parfois un repos de plusieurs jours et/ou un traitement spécifique. Très rarement, on peut observer une baisse passagère de l’audition, ou un trouble de vision. Il existe des risques spécifiques aux autres anesthésies locorégionales. Ainsi, au cours de l’anesthésie de l’oeil, des complications, telles une diplopie (le fait de voir double) ou plus rarement une plaie oculaire, peuvent survenir. Des séquelles, passagères ou définitives, telles une baisse ou une perte de la vision, peuvent en résulter.

Au cours de certaines anesthésies du membre supérieur ou du thorax, des complications respiratoires sont possibles. Toutes les techniques d’anesthésie locorégionale peuvent donner lieu à des complications graves mais rares : paralysie et/ou insensibilité plus ou moins étendues, temporaires ou permanentes, accident cardiovasculaire, convulsions, blessure d’un organe proche.

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FICHE INFO
BRANCHET

INFORMATION PATIENT
3/Hypnose

« L’hypnosédation » est une technique de sédation qui peut être utilisée en douleur aiguë et en anesthésie (bloc opératoire, urgences, soins douloureux…).

L’utilisation de l’hypnosédation dans le contexte de l’anesthésie est validée. Il s’agit d’une technique qui combine la technique d’hypnose à celle de la sédation intraveineuse et à l’anesthésie locale du site opératoire. A ce titre, elle peut remplacer favorablement l’anesthésie générale si la chirurgie le permet mais on aura toujours besoin d’une anesthésie locale du site opératoire . Elle peut également compléter une anesthésie locorégionale pour augmenter le confort des patients (diminution du stress, de l’anxiété et de la douleur, si cela s’avère nécessaire).

La pratique de l’hypnosédation par des anesthésistes-réanimateurs ne permet son utilisation que dans le cadre de la pratique médicale de l’anesthésie. La technique « d’hypnose » peut également être proposée comme « technique de relaxation et de confort » avant ou après une anesthésie générale, et ceci surtout chez les enfants . Elle peut aussi être proposée dans un cadre de prise en charge de la douleur chronique et des soins palliatifs si l’anesthésiste réanimateur a été formé à cette approche.

VIDEO HYPHNOSE AVEC JC OU SYLVAIN

REGLE DE JEUNE
PRE-OPERATOIRE

BILAN BIOLOGIQUE PRE-OPERATOIRE
Pédiatrie

La problématique de l’anesthésie générale et de sa toxicité sur le cerveau des jeunes enfants est survenue du fait qu’une recherche de laboratoire a montré chez de très jeunes animaux que les produits utilisés pour l’anesthésie générale pouvaient avoir un effet sur le cerveau en développement avec ultérieurement des difficultés d’apprentissage et de mémorisation.

Cela a été observé si les produits étaient administrés à de hautes doses et durant des périodes prolongées ou répétées. Quelques-uns des produits impliqués ne sont pas utilisés de routine pour l’anesthésie des enfants. A l’heure actuelle, il n’est pas clairement établi dans quelle mesure ces résultats expérimentaux peuvent être mis en relation avec l’utilisation actuelle des anesthésiques

Des recherches qui ont mesuré la performance scolaire et les difficultés d’apprentissage dans de grandes cohortes d’enfants ayant eu des anesthésies générales sont rassurantes. A titre d’exemple, un récent projet danois a démontré qu’une anesthésie courte chez le bébé, n’affecte pas les résultats scolaires ultérieurs.

Dans une autre étude comparant des jumeaux, dont un avait eu une anesthésie en début de vie, aucune différence n’a pu être mise en évidence entre eux quant à leurs performances neurocomportementales.

En résumé, à l’heure actuelle, il n’y a aucune évidence directe que les anesthésies générales soient dangereuses pour les enfants. Les enfants ne doivent avoir d’anesthésie générale que si elle est nécessaire pour réaliser une intervention chirurgicale ou pour tout examen qui est important pour leur santé en général. Par contre, éviter ou retarder la chirurgie peut représenter un risque pour le bien-être de l’enfant.

VIDEO VOITURE ENFANT

VIDEO INDUCTION ENFANT

LIEN SITE INTERNET SPARADRAP :

https://www.sparadrap.org/Parents/Conseils-sur-la-sante-de-mon-enfant/Mon-enfant-va-etreopere

INFORMATION PRATICIEN

• Les praticiens secteurs 2 sont signataires du contrat OPTAM avec la sécurité sociale qui garanti un meilleurs remboursement et une maitrise des dépassements d’honoraires.

• Photos des MARs

INFORMATION RRAC

• présentation RRAC Afin d’accélérer la récupération après intervention chirurgicale, différentes mesures ont scientifiquement fait la preuve de leur efficacité. Elles sont intégrées dans le protocole de prise en charge du patient opéré et interviennent non seulement pendant l’hospitalisation mais également avant et après le séjour à l’hôpital. Les procédures de réhabilitation améliorée après chirurgie sont un ensemble de mesures visant à réduire le stress (ou agression) chirurgical afin de rendre les suites opératoires moins compliquées. La durée de l’hospitalisation varie théoriquement de quelques jours à plus de deux semaines (en fonction du déroulement des évènements). Au-delà de la surveillance médicale nécessaire et habituelle, le confort de tout opéré pendant cette période est une priorité absolue.

Il est maintenant démontré qu’une modification partielle de la prise en charge (avant pendant et après l’intervention chirurgicale) pourrait non seulement raccourcir la durée du séjour après chirurgie, mais aussi réduire le risque de complications générales. Votre rôle dans cette prise en charge est primordial. Votre participation commence dès les premières consultations médicales avant l’opération pour se poursuivre après, et même au-delà du séjour à l’hôpital. Vous devenez un acteur de vos soins tout au long de cette période. Vous êtes impliqué directement dans la procédure de récupération précoce de la manière suivante :

AVANT L’INTERVENTION

•En participant, si votre état de santé l’exige, cette phase de préparation à la chirurgie appelée préhabilitation

•En ayant lu et compris le principe de ces procédures •En intégrant le fait que ces procédures ne sont pas faites pour « vous chasser » de l’hôpital mais plutôt pour éviter un séjour inutilement prolongé (risque d’infections nosocomiales)

•En s’engageant à participer activement aux procédures

•En suivant les prescriptions de boissons claires (éventuellement sucrées) jusqu’à deux heures avant l’intervention

•En prenant, en accord avec l’équipe médicale, toutes les mesures pour une sortie de l’hôpital dès que les conditions sont réunies

APRÈS L’OPÉRATION ET PENDANT VOTRE SÉJOUR À L’HÔPITAL

•En vous forçant à vous lever du lit dès l’après-midi du jour de l’opération

•En suivant, autant que possible, les prescriptions de réalimentation rapide

•En quittant la chambre pour marcher dans le couloir du service dès que possible

•En appuyant, le cas échéant, sur le bouton de l’appareil anti-douleur chaque fois que nécessaire

•En signalant tout évènement anormal

APRÈS VOTRE SORTIE DE L’HÔPITAL

•En vous efforçant de retrouver aussi rapidement que possible vos activités habituelles

•En contactant le médecin traitant ou le chirurgien référent chaque fois que nécessaire. Si les conditions personnelles ne permettent pas une sortie rapide de l’hôpital toutes les mesures nécessaires doivent être prises bien avant la programmation de l’intervention pour trouver une solution adéquate. D’autant qu’il est maintenant admis qu’un séjour inutilement prolongé à l’hôpital n’est pas sans risque.

• objectif de la C2C labelisation GRACE

• lien site internet GRACE :https://www.grace-asso.fr